Une hormone appelée insuline

Rôle essentiel de l’insuline dans la stabilisation de la glycémie.

L’organisme a besoin d’insuline pour utiliser correctement le glucose. En l’absence d’insuline, l’organisme ne peut utiliser le glucose sanguin et ne dispose pas de l’énergie dont il a besoin; le glucose ne fait alors que stagner dans la circulation sanguine.

Chez une personne qui est en santé et qui n’est pas atteinte de diabète, le pancréas produit de petites quantités d’insuline 24 heures sur 24. C’est ce qu’on appelle l’insuline basale. La quantité d’insuline varie pendant la journée. Le pancréas sécrète également de l’insuline en réponse à des nutriments (en particulier les glucides consommés).

Chez une personne qui n’est pas atteinte de diabète, la glycémie est d’environ 5,6 mmol/L. Chez une personne atteinte de diabète de type 1, ce taux est souvent quatre à six fois plus élevé au moment de l’établissement du diagnostic. Ces taux glycémiques élevés causent une déshydratation, une sensation de soif et de faim, une perte pondérale rapide, une somnolence et, souvent, des nausées. Dans les cas extrêmes, la personne atteinte peut perdre connaissance. L’acidocétose diabétique, qui peut en résulter, peut être mortelle si elle n’est pas traitée immédiatement.

Pourquoi dois-je m’injecter de l’insuline?

Si vous êtes atteint de diabète de type 1, vous devez vous injecter de l’insuline, car votre organisme n’est plus en mesure de produire sa propre insuline. L’insuline est sécrétée dans le pancréas par des cellules appelées « cellules bêta ». Chez une personne atteinte de diabète de type 1, une réponse auto-immune attaque ces cellules bêta.

Traitement par pompe à insuline : la période de « lune de miel »

Parfois, les personnes atteintes de diabète de type 1 qui viennent de commencer un traitement par pompe à insuline passent par une période de « lune de miel » caractérisée par une diminution soudaine des besoins en insuline. En fait, certaines personnes se demandent si le diagnostic est erroné, car elles commencent à utiliser de moins en moins d’insuline par injection.

Ce phénomène est attribuable au fait que chez certaines personnes atteintes de diabète de type 1, des cellules bêta fonctionnent encore au moment de l’établissement du diagnostic. En aidant l’organisme à commencer à maîtriser le diabète, l’insuline réduit la pression exercée sur les cellules bêta encore présentes et leur permet de continuer à produire de l’insuline. L’organisme a donc besoin d’une moins grande quantité d’insuline injectable.

Ces cellules bêta finissent toutefois par être détruites par une réponse auto-immune causée par le diabète de type 1. La période de « lune de miel » peut ne durer que quelques mois, ou s’étendre jusqu’à deux ans.

Une dépendance complète à l’insuline par injection est toutefois inévitable après un certain temps.

L’information disponible sur le site Web d’Animas n’est pas destinée à remplacer une consultation avec un professionnel de la santé. L’information fournie sur ce site ne peut pas servir de référence pour un diagnostic ou un traitement. Nous vous conseillons d’obtenir l’avis d’un professionnel, et vous devriez toujours discuter de votre plan de traitement avec votre équipe de soins.